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Après mon départ du Seuil, j'ai été très tenté d'abandonner une fois pour toutes l'activité d'éditeur. J'ai reçu plusieurs propositions sympathiques, parfois même enthousiasmantes. Mais je voulais préserver ma liberté d'écrire. Jean-Marc Roberts, qui dirige les Editions Stock, a été le plus convaincant et le plus chaleureux. Il m'a proposé, non pas de créer chez lui une collection bien définie, bien rigide, mais de disposer d'un espace où je pourrais continuer d'accueillir des auteurs qui sont aussi, fréquemment, des amis. Sans limite de genre, fiction ou non-fiction mêlées. Voici les toutes dernières productions.
Le site des Editions Stock
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Que vaut l'enseignement en France?

Christian Forestier et Claude Thélot, avec Jean-Claude Emin


 

forestier.jpgDifficile, dans notre pays, de parler d'école sans querelles et humeurs. Les plaideurs ont fréquemment le savoir à la bouche tout en ignorant l'essentiel du sujet, faute de rigueur ou de données.

La France, pourtant, s'est récemment dotée d'instruments scientifiques d'observation. Elle participe aux grandes études internationales. Les chercheurs de toutes les nations développées confrontent leurs résultats et leurs méthodes. Mais ces travaux ne sortent guère du cercle des initiés.

Entre 2000 et 2005, le Haut Conseil de l'évaluation de l'école, organisme à la fois officiel et indépendant, a passé au crible nos outils d'appréciation, commandé maints rapports sur les sujets « sensibles », et formulé, en dernière instance, une série d'avis éclairants. Ses conclusions sont ici rassemblées et commentées dans une langue accessible à tous les professionnels et à tous les usagers de l'école.

Que penser de l'actuel niveau des élèves ? Combien de jeunes gens sont-ils en grande difficulté scolaire ? Quelles sont les forces et les faiblesses de notre système ? Pourquoi est-il injuste et sexiste ? Comment la France se situe-t-elle par rapport aux pays comparables ? Qu'est-ce qu'un « bon » lycée ? Le redoublement est-il profitable ou dommageable ? Les professeurs sont-il convenablement évalués ? Autant d'interrogations qui trouvent enfin réponse.

Loin des invectives, des modes, des idées reçues, voici des faits. Pour que le débat ait lieu. Enfin.


Christian Forestier, inspecteur général de l'Éducation nationale, a été président d'université, quatre fois recteur, directeur des lycées et collèges, puis des enseignements supérieurs rue de Grenelle, enfin directeur du cabinet du ministre de l'Éducation nationale. Il a présidé le Haut Conseil de l'évaluation de l'école de 2003 à 2005.
Claude Thélot est conseiller maître à la Cour des comptes. Il a été successivement directeur de l'évaluation et de la prospective au ministère de l'Éducation nationale (1990-1997), président du HCéé (2000-2003) et président de la Commission du débat national sur l'avenir de l'école (2003-2004).
Jean-Claude Émin  a été le secrétaire général du HCéé. Il travaille au Ministère de l'Éducation nationale depuis 1972 et est actuellement sous-directeur à la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance.





Les romans n'intéressent pas les voleurs

Alain Rémond


alainC'est un roman court et vif, aigu, plein d'humour. Un roman qui se lit d'un trait. Un roman où les coups de théâtre vous arrivent en pleine gueule – et pourtant, vous ne les avez pas vu venir.
Alain Rémond tout craché.
 
Son métier, aux éditions Hurtebise, c'est de « mettre en forme » les romans des autres. Essentiellement, en l'occurrence, les innommables salades de Bannister, le best-seller maison. Qui produit à la chaîne des romans vaguement politiques, vaguement policiers, vaguement sentimentaux et totalement nuls. C'est à lui, Jérôme, de leur donner du ton, du style, de les faire tenir debout.
Mais sa vraie passion, à Jérôme, c'est Santenac. L'auteur génial et météorique de trois livres, au début des années 1960, racontant des histoires de famille. Trois livres et puis plus rien : Santenac, soudain, a disparu, plus personne ne l'a jamais revu.
Avec Jean-Paul, son ami d'enfance devenu journaliste, Jérôme n'a qu'une idée en tête : retrouver Santenac. Et lire les livres qu'il a forcément écrits, au fin fond de sa retraite. Justement, ce matin-là, alors qu'il vient de prendre livraison du nouveau manuscrit de ce crétin de Bannister, Jérôme reçoit un coup de téléphone de Jean-Paul : il a retrouvé Santenac, il sait où il se cache. Ils vont tout de suite partir, quelque part dans un coin perdu de l'Aveyron, pour enfin réaliser leur rêve.alain20remond Santenac, pour l'un et l'autre, est beaucoup plus qu'un simple écrivain. Ses livres sont une question de vie ou de mort. Surtout pour Jérôme, qui y trouve ce qu'il n'a jamais eu : une famille. Car les livres, c'est la vie. Et lire, c'est vivre. Mais le rideau va se déchirer. Santenac n'est peut-être pas à la hauteur du rêve. À la hauteur de la passion des livres…
On n'en dira pas plus sans gâcher le plaisir.







La mort de l'information

Albert du Roy



albertAprès quarante-cinq ans d’exercice du journalisme et d’observation du politique, ce « testament professionnel » dresse le constat d’un inquiétant paradoxe : c’est au moment où le citoyen devrait être le mieux informé que le système d’information s’est décrédibilisé.

D’un côté, la démocratie devient de plus en plus « directe ». Par le suffrage universel, les référendums, les sondages, les citoyens pèsent à tout instant sur les décisions et font de moins en moins confiance à ceux qu’ils ont choisis pour les représenter. Mais ont-ils les moyens de ce nouveau rôle alors que les dirigeants maîtrisent de mieux en mieux les techniques de communication, c’est-à-dire de manipulation ? 
De l’autre côté, le système d’information est discrédité par les connivences, les effets pervers de la concurrence, la perte des repères déontologiques. Il ne remplit plus sa fonction démocratique, qui est de permettre à chaque citoyen d’exercer en connaissance de cause ses responsabilités. Celui-ci se retrouve seul, avec le sentiment illusoire et dangereux que, grâce à Internet, il pourra s’informer et s’exprimer. 
Mais dans une démocratie libérale, c’est pourtant lui qui est le maître ! Il a donc sa part de responsabilité dans la double crise du politique et du système d’information. Ce livre est à la fois un essai pugnace et le décryptage, par un très grand professionnel, de l’actualité de ces dernières années. Études de cas à l’appui, Albert Du Roy montre et démontre que ni les médias ni les journalistes ne peuvent, aujourd’hui, se prétendre indépendants ; que la concurrence effrénée produit des dérapages et non de la qualité ; que l’image, même non trafiquée, éloigne souvent de la vérité ; que le mythe de la « transparence » engendre de l’opacité.
 
L’homme qui dresse ce constat sévère a derrière lui un parcours sans équivalent : éditorialiste à Europe 1 et RMC, rédacteur en chef adjoint de L’Express, grand interviewer pour « L’heure de vérité », directeur de la rédaction de L’Événement du jeudi et de L’Expansion, directeur de l’information à France 2.


Même le mal se fait bien

Michel Folco


folcoDire que c'est un phénomène serait très en-dessous de la réalité. Folco, c'est un type qui s'enferme pendant six ans, qui écrit la nuit, qui joue le jour à des jeux électroniques, qui vous annonce un roman sur Cléopâtre et vous ramène l'histoire de Landru. Personne, autant que lui, ne se documente minutieusement. Et personne, ensuite, ne libère pareille fantaisie, pareil sens de l'humour (noir). C'est le plus formidable conteur que j'aie jamais rencontré.
Nous ne nous sommes plus quittés depuis qu'il m'a confié, un peu par hasard, le manuscrit de Dieu et nous seuls pouvons, terrible et jouissive saga de bourreaux. Le texte avait été refusé par une quinzaine d'éditeurs parisiens.
Cette fois, il nous entraîne vers la modernité, vers Freud, Vienne, et la connaissance pointue des araignées.


J’ai demandé à l’auteur de résumer son livre, et voici de qu’il m’a écrit, dont je ne change pas une virgule :  « C'est l'histoire d'un ancien castrum romain devenu petit village dans une petite vallée du Piémont victime de l'isolement, des mariages consanguins, d'Alaric le Wisigoth, de la Peste noire, d'un maire mal embouché et d'un médecin atrabilaire. C'est une histoire de famille lardée de mauvaises volontés, truffée de mauvais sentiments, ponctuée de mauvais coups tordus, et durant laquelle le Mal triomphera triomphalement. C'est l'histoire d'un ulcère gastro-duodénal et d'une clause testamentaire qui contraindra Marcello Tricotin  – un authentique fils de pute – à un périple mouvementé dans le Royaume Austro Hongrois du début du XXe siècle.C'est l'histoire d'un voyage éprouvant, initiatique et pas du tout jubil atoire où il est démontré que, si les dernières volontés d'un mort sont sacrées, elles peuvent être particulièrement chiantes.C'est l'histoire d'un séjour viennois durant lequel Marcello Tricotin croisera  Sigmund Freud, rencontrera la Foudre céleste et réussira à séjourner quinze minutes par quinze mètres de fond dans le Danube. C'est aussi  le récit détaillé d'une alliance contre nature entre trois espèces d e termites et un maître d'école revanchard qui donnera lieu à une vengeance radicale, exemplaire, édifiante et pour tout dire gratifiante à 100%. Accessoirement, c'est la résolution définitive d'un mystère historique dévoilant l'identité du père du douanier impérial et royal à la retraite Alois Schickelgruber-Hitler. »
 
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